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Assurance Rapide
Risques aggravés

Assurance décennale auto-entrepreneur

Le statut d'auto-entrepreneur ne change rien à l'obligation : la décennale est exigée dès le premier chantier. Ce qui change, ce sont les pièces demandées quand on n'a pas d'historique.

Une assurance décennale auto-entrepreneur est obligatoire exactement comme pour une entreprise classique. Le statut ne crée aucune dispense : dès le premier chantier touchant au gros œuvre ou au second œuvre, la garantie est exigée, et travailler sans elle expose à six mois d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Comptez entre 800 et 2 500 euros par an en première année selon le métier, pour un chiffre d'affaires de début d'activité. C'est proportionnellement plus cher qu'un artisan installé, pour une raison simple : sans historique, l'assureur n'a rien pour vous distinguer d'un profil à risque.

Ce qui est demandé quand on démarre

Le dossier d'un créateur comporte presque toujours les mêmes pièces, et c'est leur préparation qui détermine le délai :

  1. Le Kbis ou l'avis de situation au répertoire SIRENE.
  2. Un justificatif de compétence : diplôme du métier, ou attestation d'expérience de trois ans minimum en tant que salarié dans l'activité.
  3. Le chiffre d'affaires prévisionnel de la première année.
  4. La liste précise des activités, selon la nomenclature de l'assureur.
  5. Le cas échéant, les qualifications exigées pour certaines activités comme le photovoltaïque.

Le justificatif de compétence est le point bloquant le plus fréquent. Sans diplôme ni expérience salariée prouvée dans le métier, beaucoup d'assureurs refusent le dossier — non par formalisme, mais parce que l'absence de qualification est statistiquement corrélée aux sinistres.

Les pièges propres au statut

Le plafond de chiffre d'affaires

Déclarez un prévisionnel réaliste. Un chiffre d'affaires sous-estimé donne une cotisation attractive la première année, mais l'assureur régularise à l'audit annuel, avec rappel — et un écart important peut être lu comme une fausse déclaration. À l'inverse, un prévisionnel gonflé vous fait payer pour un chiffre que vous ne ferez pas.

La sous-traitance

Beaucoup d'auto-entrepreneurs travaillent en sous-traitance pour une entreprise générale. Cela ne dispense de rien : vous devez votre propre décennale pour votre lot, et l'entreprise principale vous la réclamera avant le premier chantier. Elle est d'ailleurs en droit de refuser de vous confier le travail sans elle.

L'activité accessoire

Un peintre qui pose occasionnellement du carrelage, un menuisier qui fait un peu de plomberie : ces activités accessoires doivent figurer sur l'attestation. Elles sont la cause principale des refus d'indemnisation, et elles ne coûtent presque rien à ajouter au moment de la souscription.

Le passage en société

Beaucoup d'artisans démarrent en auto-entrepreneur puis créent une société lorsque le chiffre d'affaires dépasse les seuils. Attention à ce moment précis : le contrat est souscrit au nom d'une personne ou d'une entité, et changer de structure juridique crée une nouvelle entité. Votre décennale ne suit pas automatiquement. Prévenez l'assureur avant l'immatriculation de la société, sans quoi les chantiers ouverts sous la nouvelle structure se retrouvent sans garantie — alors que vous continuez de payer une cotisation au nom de l'ancienne.

Combien de temps pour être couvert ?

Avec un dossier complet, l'attestation est délivrée sous 24 à 72 heures. Elle doit être en main avant l'ouverture du chantier : une garantie souscrite après le démarrage ne couvre pas les travaux déjà engagés, et c'est une erreur courante chez les créateurs pressés de commencer.

Prévoyez aussi une responsabilité civile professionnelle. Elle n'est pas obligatoire mais couvre ce qui arrive le plus souvent : un dégât causé pendant le chantier, un matériel abîmé, une erreur de conseil. Les deux contrats se souscrivent généralement ensemble, pour un coût marginal.

Selon votre métier, voyez le détail des activités à déclarer pour la maçonnerie, la plomberie et le chauffage ou l'électricité. Pensez enfin à votre protection personnelle : en tant qu'indépendant, un arrêt de travail vous laisse quasiment sans revenu, et la mutuelle pour travailleur indépendant traite ce point. Un devis assurance décennale chiffre votre création sous 24 heures.

Questions fréquentes sur ce profil

Un auto-entrepreneur doit-il vraiment une décennale ?

Oui, exactement comme une entreprise classique : le statut ne crée aucune dispense. Elle est exigée dès le premier chantier, et travailler sans elle expose à six mois d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Puis-je être assuré sans diplôme du métier ?

C'est le point bloquant le plus fréquent. À défaut de diplôme, une attestation d'expérience salariée de trois ans minimum dans l'activité est généralement acceptée. Sans l'un ni l'autre, beaucoup d'assureurs refusent le dossier.

Combien coûte une décennale en création d'activité ?

Entre 800 et 2 500 euros par an selon le métier, pour un chiffre d'affaires de début d'activité. C'est proportionnellement plus cher qu'un artisan installé : sans historique, l'assureur n'a rien pour vous distinguer d'un profil à risque.

Je travaille en sous-traitance, suis-je couvert par l'entreprise principale ?

Non. Vous devez votre propre décennale pour votre lot, et l'entreprise principale vous la réclamera avant le premier chantier. Elle est en droit de refuser de vous confier le travail sans elle.

Puis-je souscrire après avoir commencé le chantier ?

Non, la garantie doit être en main avant l'ouverture du chantier. Une décennale souscrite après le démarrage ne couvre pas les travaux déjà engagés — une erreur courante chez les créateurs pressés de commencer.

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