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Assurance Rapide
Risques aggravés

Assurance de prêt pour fumeur

La surprime fumeur double parfois la cotisation. C'est aussi la plus facile à faire tomber : vingt-quatre mois sans tabac suffisent chez la plupart des assureurs.

Une assurance de prêt fumeur coûte en général 50 à 100 % de plus qu'un contrat non-fumeur, à profil identique. Sur un crédit de vingt ans, l'écart se chiffre en milliers d'euros. C'est l'une des surprimes les plus lourdes de l'assurance emprunteur — et aussi l'une des rares qui puisse disparaître entièrement sans changer de situation médicale.

La raison de cet écart est statistique et ne se discute pas : le tabac est associé à une surmortalité et à une incidence plus élevée des pathologies couvertes par les garanties décès et invalidité.

Qui est considéré comme fumeur ?

La définition est plus large que ce que l'on imagine, et elle varie d'un assureur à l'autre. Sont généralement considérés comme fumeurs :

  • Les consommateurs de cigarettes, même occasionnels.
  • Les fumeurs de cigare, pipe et narguilé.
  • Les utilisateurs de cigarette électronique contenant de la nicotine, chez la plupart des assureurs.
  • Toute personne ayant fumé dans les vingt-quatre derniers mois, selon la définition la plus répandue.

Ce dernier critère est le plus important : la question posée n'est presque jamais « fumez-vous ? » mais « avez-vous fumé au cours des vingt-quatre derniers mois ? ». Certains assureurs retiennent douze mois, d'autres trente-six. C'est un point à comparer avant de choisir, car il décide à lui seul de la tranche tarifaire.

Redevenir non-fumeur : la démarche

Rien n'est automatique. Une fois le délai écoulé — le plus souvent vingt-quatre mois —, c'est à vous de le signaler à l'assureur. La procédure est simple : une demande écrite, une déclaration sur l'honneur, et parfois un test de cotinine, qui mesure la présence de nicotine dans l'organisme.

La requalification s'applique alors pour la suite du contrat, sans effet rétroactif. Autrement dit, chaque mois d'attente après la date d'éligibilité est un mois payé au tarif fumeur pour rien : notez la date dans votre agenda au moment de la souscription.

Fausse déclaration : le risque réel

Déclarer ne pas fumer alors que c'est le cas est une fausse déclaration intentionnelle. Elle est découverte lors de l'expertise consécutive à un sinistre — un test de cotinine ou un dossier médical suffit —, et elle permet à l'assureur d'annuler le contrat. Vos proches se retrouvent alors avec le capital restant dû à leur charge, au moment précis où la garantie devait jouer.

L'économie réalisée pendant quelques années est sans aucun rapport avec ce risque. Si le tarif fumeur vous paraît hors de portée, la bonne réponse est de comparer les assureurs, dont les définitions et les grilles diffèrent, pas de mal déclarer.

Faire baisser le coût sans mentir

  1. Comparer les définitions. Un assureur retenant douze mois au lieu de vingt-quatre peut vous classer non-fumeur immédiatement.
  2. Quitter le contrat groupe de la banque. Les contrats mutualisés tarifent mal les profils atypiques ; un contrat individuel vous évalue sur votre profil réel.
  3. Ajuster les quotités sur un prêt à deux, si l'un des emprunteurs est non-fumeur.
  4. Revoir le contrat après l'arrêt. La substitution est possible à tout moment : voyez changer d'assurance de prêt.
  5. Vérifier la base de calcul : capital initial ou capital restant dû. Sur un même taux affiché, le coût total varie du simple au double.

Le cas des anciens gros fumeurs

Si votre consommation passée a laissé une trace médicale — bronchopneumopathie, antécédent cardiovasculaire —, le dossier ne relève plus seulement de la tranche fumeur mais du risque aggravé de santé. La convention AERAS s'applique alors, avec son examen en trois niveaux et son plafonnement des surprimes : notre page sur l'assurance de prêt avec risque aggravé de santé en détaille le fonctionnement.

Dans tous les cas, l'assurance emprunteur se renégocie : elle n'est pas figée pour la durée du crédit. Un devis assurance de prêt chiffre l'écart entre votre contrat actuel et ce qu'un contrat individuel proposerait aujourd'hui.

Questions fréquentes sur ce profil

Au bout de combien de temps devient-on non-fumeur ?

Le plus souvent vingt-quatre mois sans tabac, mais certains assureurs retiennent douze mois et d'autres trente-six. C'est un critère à comparer avant de choisir, car il décide à lui seul de la tranche tarifaire.

La cigarette électronique compte-t-elle ?

Chez la plupart des assureurs, oui, dès lors qu'elle contient de la nicotine. Les définitions varient toutefois : vérifiez la formulation exacte du questionnaire plutôt que de supposer.

Que risque-t-on à déclarer ne pas fumer ?

L'annulation du contrat. La fausse déclaration se découvre lors de l'expertise après un sinistre, par test de cotinine ou dossier médical, et vos proches se retrouvent avec le capital restant dû à leur charge.

La requalification est-elle automatique ?

Non. Une fois le délai écoulé, c'est à vous de la demander par écrit, avec une déclaration sur l'honneur et parfois un test de cotinine. Elle n'a pas d'effet rétroactif : chaque mois d'attente est payé au tarif fumeur pour rien.

Combien coûte la surprime fumeur ?

En général 50 à 100 % de plus qu'un contrat non-fumeur à profil identique, ce qui représente plusieurs milliers d'euros sur un crédit de vingt ans.

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